INFO 19

AZILLE, le 18 octobre 2005


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                    Remise des prix Lauréats de la ville fleurie

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SEANCE DU CONSEIL COMMUNAUTAIRE

Du 13 octobre 2005

(consultation en mairie)


-     Modification de zonage du service de collecte des ordures ménagères : uniformisation du mode de collecte sur l’ensemble du territoire, au moyen de bacs de regroupement collectifs, fréquence pour Azille , 2 collectes par semaine en hiver, 3 en été.

-     Convention avec la Sté EDC LANGUEDOC ROUSSILLON pour l’élimination des déchets médicaux produits par certains particuliers.

-     Adhésion à l’étude pour la mise en place d’une charte forestière territoriale.

-     Construction d’un Casernement de Gendarmerie : maîtrise d’ouvrage communautaire de cette opération, lancement de procédures adaptées en vue de la désignation d’un maître d’œuvre et d’un assistant à maître d’ouvrage pour le suivi technique du dossier.

-     Position de M. Pierre DESTREM sur la création d’une Sone d’Aménagement Différé

-     Autres points développés.

RAPPORT ANNUEL SUR LE PRIX ET LA QUALITE DU SERVICE PUBLIC D’ELIMINATION DES DECHETS ( consultation en mairie)

 

SYNDICAT INTERCOMMUNAL D’AMENAGEMENT HYDRAULIQUE

DU BASSIN DE L’ARGENT DOUBLE

 

            Le préfet de l’Aude a l’honneur d’informer les personnes intéressées qu’une enquête publique préalable à la déclaration d’intérêt général des travaux de restauration pilote et d’entretien de la ripisylve de l’Argent Double et de ses affluents se déroulera du mercredi 19 octobre 2005 au jeudi 3 novembre 2005 inclus, sur le territoire des communes d’AZILLE, CAUNES, CITOU, LESPINASSIERE , PEYRIAC, LA REDORTE et RIEUX, au titre de l’article L211-7 du code de l’environnement.

Monsieur Philippe DELBAR a été désigné commissaire enquêteur.

Un dossier d’enquête est soumis à l’examen du public en mairie. Par ailleurs, le Commissaire enquêteur se tiendra à la disposition du public le mercredi 19 octobre de 9h à 12h à la mairie de PEYRIAC, le lundi 24 octobre de 14h à 17h à la mairie de CAUNES et le jeudi 3 novembre de 14h à 17h à la mairie de PEYRIAC.

A l’issue de l’enquête, toute personne intéressée pourra prendre connaissance du rapport du Commissaire enquêteur en mairie.

 

           Visite des écoles à la galerie d’ARTIST VITA

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A VOIR EGALEMENT AU FOYER L’EXPOSITION SUR L’EUROPE DES « 25 »

 

SENAT

Journal Officiel des débats parlementaires

Séance du 4 octobre 2005

 

Monsieur Roland COURTEAU, avec le soutien de Monsieur Raymond COURRIERE a, dès l’ouverture de la session parlementaire, au nom des députés et du Président du Conseil Général, interrogé, Monsieur le Ministre de l’Agriculture sur l’ampleur de la crise que subit la viticulture, en Languedoc-Roussillon, et plus particulièrement dans le département de l’Aude.

 

M. le président . La parole est à M. Roland Courteau, auteur de la question n̊814, adressée à M. le ministre de l’agriculture et de la pêche.

M. Roland Courteau. Monsieur le ministre, le 28 juin dernier, j’avais ici même, devant vous, et avec le soutien de mon collègue, Raymond Courrière, lancé un cri d’alarme en évoquant l’extrême gravité de la crise viticole.

Je persiste aujourd’hui, car la situation s’est encore dégradée à la suite des comportements spéculatifs à la baisse observés au cours des jours qui ont précédé la vendange. Dans ces conditions, le climat, qui était déjà extrêmement tendu, est devenu explosif. Comme mon collègue, Raymond Courrière peut le confirmer, il est vrai qu’il y va de la vie ou de la mort d’un grand nombre d’exploitations.

Nous vous confirmons donc ce que nous vous avions dit au début de l’été, monsieur le ministre : les mesures annoncées ne sont pas au niveau de l’ampleur de la crise. Par exemple, les mesures de trésorerie, trop restrictives dans leur application et d’un faible montant, n’ont pas eu l’impact attendu face à la détresse matérielle d’un grand nombre de viticulteurs.

Des ajustements s’avèrent donc nécessaires, accompagnés d’allègements conséquents de charges sociales et fiscales, à commencer par le dégrèvement de la taxe sur le foncier non bâti, qui doit être élargi au-delà des seuls bénéficiaires des mesures de trésorerie.

Mais s’il convient d’aider impérativement nos viticulteurs à franchir le cap de la crise, chacun s’accorde aussi à penser que l’avenir de notre viticulture passe par le redressement du marché. Il importe donc de proposer les mesures visant à restaurer son équilibre. Cela passe par la relance du marché intérieur, et je vous invite, sur ce point, à faire vôtres les propositions figurant dans notre rapport sur l’avenir de la viticulture de juillet 2005. Depuis cette date, celles-ci sont hélas restées lettre morte, ce qui nous amène à nous interroger sur un autre point : à quand la mise en œuvre du conseil de modération, pourtant promise et sans cesse reportée ?

Nous devons par ailleurs consentir des efforts plus importants à l’exportation. L’aide annoncée de 7 millions d’euros constitue un premier pas mais reste cependant insuffisante, si on la compare aux crédits engagés par l’Espagne, qui sont six à sept fois plus élevés.

Sur les mesures de restauration du marché, comme par exemple l’élimination des excédents, je ferai deux remarques. La première concerne la distillation qui fait l’objet de l’article 29. Nous nous interrogeons sur le point de savoir si, compte tenu de la saturation du marché de l’alcool de bouche, il ne serait pas plus opportun de solliciter des instances européennes la mise en œuvre de l’article 30 sur la distillation de crise. Ma deuxième remarque est relative à l’utilisation de ces excédents dans la filière des biocarburants. Même si la vocation du viticulteur est autre, nous suggérons que l’on puisse avancer en ce domaine, d’autant que la hausse récente mais durable des prix du pétrole rend compétitif l’usage des biocarburants. Puis je connaître votre sentiment sur ce point, monsieur le ministre ?

S’agissant encore de la diminution des volumes, je crois savoir que, faute de pouvoir recourir à l’arrachage temporaire, mesure toujours réclamée, la profession sollicite des meures d’arrachage primé. C’est dire si la crise est sévère et si la situation des vignerons est catastrophique, l’arrachage primé étant perçu comme un outil de rééquilibrage de l’entreprise et comme un moyen de réduire son endettement, ou bien encore comme une solutions sociale à coupler avec la préretraite.

J’ai noté qu’un arrêté du 12 août en définissait les zones géographiques. Il reste cependant à lever la contrainte fixée par l’arrêté du 20 mars 2001, qui prive du bénéfice de l’arrachage primé les exploitants ayant bénéficié des transferts de droits ou de nouveaux droits dans les cinq ans précédant la demande.

Je conclurai en évoquant deux points particuliers ; Tout d’abord, je souhaite revenir sur une question que j’avais évoquée, il y a deux ans, à savoir le traitement fait par l’Union Européenne aux 150 000 hectares de plantations illicites effectuées notamment en Espagne et en Italie . Où en est-on de cette affaire, Monsieur le Ministre ?

Ensuite, je veux attirer votre attention sur le projet d’accord sur le commerce du vin entre l’Union Européenne et les Eta        ts Unis. Il semble que la Commission européenne n’ait pas mesuré toutes les conséquences d’un tel projet qui , de fait, entraînerait une profonde modification de la définition traditionnelle du vin à travers la reconnaissance des pratiques américaines, très éloignées de notre conception du vin en France et en Europe.

Vous aller, Monsieur le Ministre, débattre prochainement, avec Monsieur le ministre des Affaires étrangères, de ce projet en Conseil européen. Il importe que la France refuse de signer un tel accord, au demeurant très déséquilibré, qui donnerait un avantege compétitif aux américains sur les pratiques œnologiques, tandis que nos exploitations se transformeraient en simple apporteur de matières premières pour de grandes unités de vinification. En ce qui concerne les charges fiscales et sociales, en réponse à ma demande, M. Jean François Coppé, ministre délégué au Budget, a confirmé la généralisation à votre département de la mise en place d’un guichet unique pour examiner conjointement les éventuelles facilités de paiement des dettes sociales et fiscales des exploitants les plus fragilisés.

La Commission doit renégocier de telle sorte que les intérêts des consommateurs soient pris en compte à travers, d’une part, la fin des usurpations des noms de nos appellations d’origine par les marques américaines et, d’autre part, l’interdiction de commercialiser en Europe des vins élaborés à partir de pratiques très éloignées de notre conception du vin.

 

REPONSE DE M. Dominique BUSSEREAU, Ministre

 

           Monsieur le Sénateur, avec M. Courrière qui s’est associé à vos propos, vous avez raison de rappeler une fois de plus la crise que traverse le Languedoc Roussillon, première région productrice de vins de table et de vins de pays, avec 196 000 hectares et 12.4 millions d’hectolitres sur la campagne de 2003.

Il est vrai que la campagne de l’an passé a été très dure pour les viticulteurs, les prix des vins de table ayant diminué, alors que, paradoxalement, cette campagne 2004 était bonne en termes de quantité, comme le sera – je le pense, du moins je le souhaite – celle de cette année.

Je rappellerai les mesures prises par le Gouvernement et que vous avez commentées, monsieur le sénateur. J’évoquerai tout d’abord la distillation de crise pour les appellations d’origine contrôlée : sur un peu plus d’1 million d’hectolitres portés à la distillation, le Languedoc Roussillon a participé fortement, soit à hauteur de 137 000 hectolitres, ce qui représente un total d’aides communautaires de 5.5 million d’euros.

S’agissant des aides nationales, sociales, vous avez raison, monsieur Courteau, on peut toujours faire mieux. , Mais nous avons agi en fonction de nos disponibilités. Ainsi pour les aides à la trésorerie, les départements de votre région LR , se sont vu attribuer 6,3 millions d’euros, soit 37% de l’enveloppe nationale de 17 millions d’euros. Par ailleurs, comme je l’ai indiqué aux responsables agricoles de votre région, j’ai décidé qu’un complément de 2 millions d’euros, non consommés sur l’enveloppe des autres départements, serait affecté au Languedoc Roussillon.

Pour les prêts de consolidation propres aux caves coopératives, l’enveloppe régionale affectée à cette région est de 14.5 millions d’euros sur une enveloppe nationale de 26 millions d’ euros. En ce qui concerne les charges fiscales et sociales, en réponse à votre demande, Jean François Coppé, Ministre délégué au Budget, a confirmé la généralisation à votre département de la mise en place d’un guichet unique pour examiner conjointement les éventuelles facilités de paiement des dettes sociales et fiscales des exploitants les plus fragilisés.

Comme vous le savez, Monsieur le sénateur, j’ai reçu, à nouveau, l’ensemble des professionnels de la filière, le 22 septembre, et nous avons discuté ensemble des mesures à prendre pour que la nouvelle campagne démarre dans les meilleures conditions. L’effort fait sur les rendements pour les vins d’appellation et la mise en place d’une réserve sur les vins de pays par l’ANIVIT, l’Association nationale interprofessionnelle des vins de table et des vins de pays- c’est la première fois que cette association fait une réserve, mais ce cas existait dans d’autres AOC- devraient permettre de mieux maîtriser les volumes commercialisés. J’ai rappelé à cette occasion que la baisse des prix sur le marché des vins de table, des vins de pays et des appellations d’origine contrôlée avait été excessive et avait entraîné des comportements spéculatifs à la baisse aux quels un terme devait être mis. De telles évolutions sont préjudiciables à l’ensemble de la filière viticole, y compris au négoce. Es mesures prises devraient avoir un effet positif et nous permettre d’atteindre un seuil de 3 par de gré et par hectolitre de vins de table.

 

Par ailleurs, Monsieur le sénateur, vous soulignez que, dans un contexte de surproduction européenne, la question des plantations illicites en Espagne, en Italie et en Grèce doit être réglée. Ces pays doivent respecter leurs engagements : les vignes plantées illicitement après le 1e septembre 1998 doivent être arrachées. Pour les vignes plantées avant cette date, une régularisation est prévue par la réglementation communautaire sous forme d’arrachage de superficies équivalentes ou d’achat de droits de plantation. Ce dossier sera repris en 2006 dans le cadre de la réforme de l’organisation commune des marchés vitivinicoles. Il n’y a pas de raison que la France soit le seul pays à être strict sur le contrôle des superficies viticoles.

 Quant à l’utilisation des excédents de vins dans la filière des biocarburants, j’estime que c’est une bonne idée et je rappelle que la distillation des marcs et lies permet déjà de produire du bioéthanol utilisé pour les biocarburants. Je suis tout à fait d’accord pour que soit étudiée la possibilité de développer les biocarburants dans la filière viticole.

Monsieur Courteau, vous m’avez ensuite interrogé sur l’accord auquel les Etats-Unis et l’Europe sont, après vingt ans de négociation, enfin parvenus sur le commerce du vin. Même s’il n’est, comme tout accord, pas parfait par ce que fondé sur des concessions réciproques, cet accord est important pour nous, car les Etats-Unis représentent, vous le savez, , le premier débouché des exportations françaises de vins et spiritueux, soit, pour mémoire, 1,6 milliards d’euros en 2004, alors que les exportations américaines vers la France n’ont représenté que 44,7 millions d’euros. Le déséquilibre est évident.

Au-delà de l’acceptation réciproque de nos pratiques œnologiques, qui sont diverses, cet accord conduit à un renforcement de la protection des indications géographiques européennes aux Etats Unis. Le gouvernement s’est, en effet, engagé à présenter au Congrès une proposition tendant à changer pour l’avenir le statut des « semi-génériques » que l’on retrouve aux Etats-Unis tels que Bourgogne, Champagne, Chablis ou, si je pense à nos amis portugais porto.

Comme je l’ai rappelé au Secrétaire d’état américain à l’agriculture, M.Mike Johannns, qui était la semaine dernière à Paris, nous souhaitons que cette proposition passe rapidement devant le Congrès et s’accompagne peut-être aussi d’une modification de la loi d’Amato. En contrepartie, nos entreprises françaises et européennes ne seront pas soumises à la procédure de certification renforcée qui nous « pendait au nez » et qui aurait été fort coûteuse, voire impossible à mettre en place, en particulier pour les vins primeurs.

L’accord prévoit par ailleurs une deuxième phase de négociations qui interviendra quatre vingt dix jours après son entrée en vigueur. Avec Mme Lagarde, nous veillerons à ce que les engagements pris par les autorités américaines soient respectées afin d’obtenir une protection complète de nos indications géographiques sur le sol américain.

 

Enfin, s’agissant du Conseil de la modération, j’ai signé le décret, qui est maintenant soumis pour signature à mon collègue chargé de la santé et qui devrait donc paraître incessamment au Journal officiel de la République Française.